la Plante des Pieds

Pièce chorégraphique pour trois êtres vivants : deux danseuses et un arbuste
(en cours 2020-2021)

Teaser – expérimentations – 12/2019
Un travail de Cendrine Lassalle et Flore Corrière

Comme le défend Valérie Cabanes dans son ouvrage Homo Natura, droits de l’homme et droits de la nature sont indissociables. Prêter une personnalité juridique à une entité naturelle non-humaine devient une question de survie.
Mais alors, comment penser les droits d’un arbre ou d’un lac pour ce qu’ils sont, sans les humaniser ? Est-ce seulement possible de ne pas s’attacher à ce qui nous identifie ? L’entité que nous choisissons de mettre sur le devant de la scène est végétale.
Par sa présence, de quoi un arbre témoigne-t-il sur un plateau ?
Oscillant à première vue entre le commun et l’absurde, la mise en scène propose au public une observation morphologique de l’arbre. Son calme apparent interroge alors notre propre mobilité. Quel panel de qualités de corps peut-il déployer ?

Un geste qui nous relie à l’arbre est celui de PLANTER. Il revêt un caractère pratique mais aussi symbolique, politique, commercial, sacré…

Du geste technique au geste dansé, de l’interprétation végétale au végétal- interprète : comment traduire en une pièce la temporalité de l’arbre ? Pour y répondre, tissons un pas de trois entre arbre et danseuses qui se glissent tour à tour dans la peau des jardiniers ou sous l’écorce des plantes.